La boulangerie itinérante

Une boulangerie pas comme les autres

Comme vous avez pu le remarquer, la boulangerie itinérante n’est pas une boulangerie comme les autres.

Une boulangerie en bois qui se déplace, toutes les étapes de fabrication faites à la main, à l’ancienne, pas de machine, pas de produits chimiques ni industriels, des farines locales, bio, paysannes, moulues sur meule de pierre, à la ferme, tout est au levain naturel, cuit dans un four à bois, et sans utilisation de produit d’origine animal. Pas de baguettes, pas de croissants au beurre, mais des bonnes grosses miches à l’ancienne, des pains moulés et des gourmandises aussi rustiques que délicieuses.

Mais pourquoi ?

Parce que La Boulangerie Itinérante est une boulangerie militante.

En effet, les vraies raisons de l’existence de La Boulangerie Itinérante ne sont pas tant de générer des profits, comme c’est le but de la plupart des entreprises dans notre société capitaliste, mais de servir un certain nombre de mes convictions à moi, Guillaume Dubourg, créateur de ce beau projet.

Le pain est presque pour moi un prétexte, ce qui compte vraiment à mes yeux c’est de sensibiliser le public à l’importance de soutenir une agriculture biologique, une alimentation saine, des conditions sociales équitables et à réfléchir aux problématiques environnementales qui sont devenus un soucis majeur pour notre société, les générations d’humains actuelles, futures et pour un grand nombre d’autres espèces vivante sur notre planète, tant végétales qu’animales.

Voilà les vraies raisons d’être de La Boulangerie Itinérante.

Parce que je suis fatigué d’entendre sortir « mmmmhhhh, c’est bon », de bouches qui viennent d’engloutir un produit tout droit sorti de l’industrie agro-alimentaire et de l’agro-chimie. Ces produits ont bien sûr été conçu pour cela et donc pour faire vendre et générer des profits. Sont ils réellement « bons » pour autant ?

Que veux dire alors « bons » lorsque les matières premières contiennent souvent des traces de produits toxiques, que leur production et leur transport à généré des tonnes de Co2 et de méthane, gaz à effet de serre très puissants, que leur existence à obligé la déforestation, la destruction d’habitats de faune locale, l’exploitation de travailleurs et d’enfants, la stérilisation de terres agricoles, la pollution de l’air, de l’eau et des océans.

Que veux dire bon ?

Pour moi, « bon », veux dire que ce que je mange n’est pas uniquement agréable dans ma bouche mais aussi que cela respecte ma santé, celle de nos enfants, celle des producteurs des matières utilisées et je les soutien dans leur démarche. Cela veux dire que la terre est respectée, qu’aucun animal n’a eu à souffrir inutilement et que le niveau de vie des producteurs et de leur famille est équitable.

Je n’ai rien contre les agriculteurs, mais je souhaites que les pratiques agricoles actuelles, chimiques et industrielles évoluent vers des méthodes plus saines et sans doutes aussi plus génératrices d’emplois. Je souhaites que les dirigeants du monde se réveillent enfin à cette nécessité et soutiennent massivement les conversions vers l’agriculture biologique et les efforts déjà entrepris dans ce sens dont nous serions tous les bénéficiaires.

Je suis fatigué d’entendre chaque jour davantage parler de la disparition des insectes et des oiseaux, des cancers et des manifestations pour le climat. La Boulangerie Itinérante est une de mes pierre à l’édifice pour un monde plus vivable.

Je rêve que la prise de conscience aille jusqu’à comprendre à quel point les grandes sociétés ont fait et continuent de nous faire mal, à nous consommateur, nourris et abreuvé de produits pas cher mais de si mauvaise qualité, aux producteurs victimes de la guerre des prix, aux travailleurs exploités, aux bénéfices unique de quelques actionnaires sans scrupules et au détriment aussi des petit commerçants de proximité, ces personnes comme vous et moi, contraintes à mettre la clé sous la porte faute de clients. Je rêve du grand boycott…

Car oui, dans un monde où les agriculteurs n’arrivent pas à vivre de leur travail, le prix de l’alimentation n’est pas équitable.

Alors je n’ai pas peur d’acheter des matières premières de qualité à des prix jusqu’à 2,5 fois plus cher que ceux que l’on trouve dans l’industrie, si cela peut permettre à une famille de producteurs de vivre décemment.

Cela s’appelle du commerce équitable et me permet à moi aussi de pouvoir subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille, mais lorsque vous jouez le jeu, ce n’est plus un simple achat que vous faites, c’est l’équivalent d’un bulletin de vote que vous mettez dans l’urne parce que « bon » ne veux plus simplement dire que cela est agréable dans votre bouche, mais aussi que la vie sur terre est respectée et donc par cette action, vous faites le choix de soutenir un modèle de société plutôt qu’un autre et vous devenez militants vous aussi !

Le boulanger

Guillaume Dubourg :

Né en 1970, je suis un peu comme un enfant de Cousteau. C’est de ce dernier que je tire ma conscience écologique. Lorsque j’était enfant dans les années 80-90, j’ai été bercé par ses récits et inspiré par son dynamisme et ses prises de position en faveur de l’environnement. C’est lui qui m’ a fait découvrir la beauté de notre planète océan, qui m’a amenés à prendre conscience du rôle déterminant de la mer, de son impact sur l’environnement et le climat. C’est lui qui m’a suggéré que nous devions modifier nos comportements.

Puis à la fin des années 90, j’ai rencontré « la boulangerie savoyarde » à Ecole en Bauges alors que je satisfaisais, en tant qu’objecteur de conscience, aux obligations du service national. Très ami avec l’un des boulangers, j’ai compris à ce moment là ce qu’est le « vrai pain » : du levain, de la farine bio moulu sur meule de pierre, de l’eau pur, du feu de bois, et beaucoup d’amour !

De Dijon à la Savoie en passant par le sud de la France, de Corse aux Caraïbes en passant par l’Afrique, je me suis finalement installé en Isère en 2011.

Riche d’une vie professionnelle trépidante qui m’a conduit de cavalier à berger puis tondeur de moutons, je me suis ensuite tourné vers des milieux aquatiques en faisant moniteur de plongée, puis scaphandrier.

Père de deux enfants, je me suis soucié assez vite de leur apporter une alimentation saine issu d’une agriculture respectueuse de la santé et de l’environnement.

Cela m’a également conduit à cette envie de partager plus largement la nécessité de prendre soin de nous, de nos semblables, des autres êtres vivants de ce monde et de cette Terre qui nous abrite, nous nourri et nous permet tout simplement de vivre.

En 2011 je décide de ne plus consommer de produits d’origine animal, pour manifester mon désaccord avec l’exploitation animale et notamment industrielle, secteur parmi les premiers en terme de production de pollution et de gaz à effet de serre.

En 2015 je fais l’acquisition d’une petite cabane sur les hauteurs de St Hilaire de la Côte, dans le centre de l’Isère, où je décide de vivre en mode « décroissant », loin du confort « moderne », où selon l’adage de Pierre Rabhi : en « sobriété heureuse ».

C’est en Novembre 2018 que les premiers pains de la boulangerie itinérante sortent tous chaud du four de la petite maison en bois sur roue. Celle ci est née de cette envie qui m’anime de ramener du mouvement dans ces petits villages de la Bièvre et des alentours et de partager avec leurs habitants des valeurs saine de soutien à une agriculture biologique et ainsi que le désir de changer le monde…

La certification Bio

Depuis le tout début de cette aventure, l’ensemble des produits de la boulangerie itinérante sont CERTIFIÉS BIO.

La certification assure au consommateur une GARANTI DE TRAÇABILITÉ. Et même si tout n’est pas parfait dans le monde de l’agriculture biologique, la certification permet de se démarquer d’une agriculture chimique et d’afficher le soutien qui est fait à l’amélioration des pratiques de culture de responsabilité social et éthique.

La certification bio est assuré par l’organisme régional certificateur agréé : ALPES CONTRÔLES.

Deux visites sont ainsi réalisées chaque année. L’une de façon inopinée, a pour objet de vérifier les bonnes pratiques et la non utilisation de produits non certifiés. L’autre, planifiée a pour but de contrôler les stocks, les factures, et de faire le lien entre les achats et les ventes.

En outre, 80% des matières premières utilisées à la boulangerie itinérante sont locales, les herbes sont du jardin, les farines de blé,de sarrasin, de seigle sont paysannes et les graines de lin, de chanvre, les noix sont produite dans le département. Une partie plus petite est issu d’autres département comme le sel de Guérande, les graines de tournesol, les farine de riz et de maïs, la ratatouille. Peu viennent d’ailleurs en Europe, les graines de courge, les amandes, le sucre de betterave . Enfin, une infime partie de pays plus lointain, le sésame, le chocolat, les raisins secs, l’huile d’olive, le cumin.